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L'Autodrome
 

Historique du circuit

Les origines du circuitAffiche Montlhéry années folles

plaquette Agaci 1960En 1924, après la création des pistes de Brooklands (1906), Indianapolis (1908), Monza (1910) et Miramas (1923), un industriel, M. Alexandre Lamblin, eut l’idée de doter d’un autodrome la région parisienne, à cette époque l’un des principaux centres de l’industrie automobile française. L’ingénieur Raymond Lamblin fut chargé du dessin de la piste de vitesse. Elle est de forme ovale avec deux courtes lignes droites de 180 m de longueur. La piste a dans les virages un profil concave, en forme de parabole cubique à axe vertical et les raccordements sont tracés suivant une spirale logarithmique, ce qui constitue l’une des particularités de cet ouvrage. Son développement est de 2548,24 mètres. Le circuit complet, y compris son raccordement au virage Est de l’anneau de vitesse, développe 12,500 km. Des passages de liaison ou "bretelles" permettent d’utiliser des circuits de développement inférieur, selon les besoins. Certains de ces circuits sont d’ailleurs homologués pour les compétitions. La largeur de la chaussée est de 10 mètres, bordée par des accotements de 2 m de largeur en moyenne.




 

L'autodrome, un lieu de records Photo aérienne de l'autodrome

Dès sa mise en service le 4 octobre 1924, cette nouvelle piste devait se révéler l’une des plus rapides du monde. Plus de cent records y étaient battus ou établis deux mois seulement après son ouverture. En janvier 1925, trois mois après l’inauguration de la piste de vitesse, M. Lamblin décide d’ajouter à l’anneau de vitesse un circuit routier. Grâce à l’importance des moyens mis en œuvre, tant en personnel qu’en matériel, ces travaux sont terminés en juin 1925, nouveau tour de force qui permet ainsi à l’Automobile-Club de France d’y organiser son grand prix et d’attirer par la même une foule considérable. Parmi ces records, citons le premier record du tour de piste en 1925 par Albert DIVO, sur Delage, à près de 220 km/h de moyenne.

Le déclin de l'autodrome

Par jugement en date du 13 janvier 1928, la société "l’Autodrome" était déclarée en faillite et un syndic est chargé de continuer l’exploitation. Celle-ci se poursuit dans des conditions précaires malgré le concours apporté par certaines grandes firmes d’automobiles ou industriels des équipements.

Au 1er septembre 1939, 22 millions de kilomètres environ avaient été parcourus sur les pistes. Les frais d’exploitation, de plus en plus élevés, devaient conduire les administrateurs de l’Autodrome à vendre, en 1939, le domaine (qui comprenait alors 750 hectares) au ministère de la guerre. De 1939 à 1945, l’Autodrome, domaine militaire, a connu des fortunes diverses suivant les circonstances de la guerre et a subi de très graves détériorations.
 

Le renouveau de l'autodrome rendu possible grâce à l'UTAC

1er essai de la Talbot LagoEn décembre 1946, l’Union Technique de l’Automobile, du Motocycle et Cycle (U.T.A.C.) obtient du ministère de la guerre, en vertu d’un bail de longue durée et contre le versement d’une redevance annuelle à l’administration des Domaines, la gérance civile des pistes et installations de l’Autodrome, moyennant sa remise en état et son entretien. Dès 1947, l’Autodrome pouvait être remis en service après exécution d’importants travaux de réfection et de reconstruction. Depuis cette date, l’activité ne devait cesser de croître, principalement dans le domaine des utilisations de caractère technique et expérimental.

A partir de 1956 et de manière épisodique, les 1000 kilomètres de Paris y seront organisés jusqu’en 1964 puis dernièrement en 1994. Photo du salon Jacques Coulon 8 octobre 1972Les Coupes Motos Légendes, le Vintage Montlhéry et le Grand Prix de l’âge d’Or constituent les plus grands rendez-vous sportifs sur l’anneau. En 1996, le Grand Prix de l’âge d’Or est la troisième manifestation automobile française après les 24h du Mans et le GP de France de F1. Actuellement les diverses pistes sont utilisées par les industriels de l’automobile pour leurs essais techniques. Le kilométrage enregistré annuellement atteint 2 millions de kilomètres avec des pointes supérieures à 3 millions de kilomètres, ce qui correspond à des moyennes journalières de 10 à 15.000 kilomètres.
Les catégories de véhicules étudiées vont du cyclomoteur au poids lourds jusqu’à 13 tonnes par essieu.

L'autodrome lieu de multiples activités dont le principal acteur reste l'UTAC

Départ d'une course de formule 1En dehors des constructeurs d’automobiles et de motocycles, des fabricants d’équipements et des carrossiers, les pistes sont utilisées par le laboratoire de l’U.T.A.C., les services techniques des principaux ministères ou organismes officiels, l’Organisme National de Sécurité Routière, la Prévention Routière, les sociétés de raffinage et de pneumatiques et également par les journalistes de la presse technique spécialisée. De nouvelles installations (pistes et laboratoires) ont été créées ces dernières années pour répondre à la réglementation technique en matière de sécurité, de pollution et de bruit dont l’administration française a confié à l’U.T.A.C. un rôle de toute première importance.

Mais l’autodrome n’en reste pas moins fidèle à sa vocation sportive : il reste à la disposition des associations sportives (automobiles, motocyclistes et cyclistes) qui y organisent chaque année des manifestations nationales et internationales importantes auxquelles participent des pilotes de renom. Les dimanches où aucune manifestation n’est prévue, l’Autodrome est utilisé par des particuliers licenciés des Fédérations sportives (autos et motos) ainsi que par une école de pilotage pour l’entraînement à la compétition.

L'autodrome propose près de 45 évènements à l'année ouverts au public.

Cliquez ici pour accéder à la programmation des évènements 2012-2013.

Site de l'UTAC
tél. : 01.69.80.17.00

 
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