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Les célébrités
 

De Malte-Brun à Béarn

Il n’y a pas que les rois et les grands seigneurs du royaume qui soient passés à Montlhéry... Depuis le milieu du XIXe siècle et jusqu’à aujourd’hui, de nombreuses célébrités (écrivains, peintres, acteurs...) ont séjourné ou même vécu dans notre commune. Sa proximité avec la capitale, sa douceur de vivre et son charme ont fait que Montlhéry est devenue pour beaucoup leur ville d’adoption.
 

Antoine Antonakis
Guillaume T. Raynal
Jean-Baptiste Corot
Joseph Kessel
Maurice Utrillo
Paul Fort
Pierre Béarn
Pierre Brasseur
Victor Malte-Brun
Bernard Pierre Donnadieu


 


Antoine Antonakis (1924-1990)

anto.jpgLa double identité dont il était pourvu, grec par son père et bretonne par sa mère, ont influencé le travail de ce professeur qui parallèlement à cette activité poursuivait une carrière de journaliste, d’écrivain et de poète. Le Prix de Poésie Charles Baudelaire lui fut d’ailleurs attribué en 1968 pour un recueil de poèmes inédit intitulé La Muse Par Terre. On lui doit également entres autres une Anthologie de la Poèsie bretonne et une biographie du poète Paul Fort.


Guillaume T. Raynal

raynal.jpgAprès des études de théologie, Guillaume Thomas Raynal est ordonné prêtre en 1743. Expulsé en 1746, il publie la première édition de l’Histoire du Stathouderat, pamphlet contre la politique anglaise dans les Pays-Bas en 1747. Il collabore en 1749 à l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert. Il publie en 1770 son Histoire des deux Indes avec l’aide de Diderot.

L’ouvrage est interdit par arrêt du Conseil du Roi en 1772. Raynal part en exil. La Révolution d’Amérique, extrait de l’Histoire des deux Indes, devient un « best-seller » en Amérique. Autorisé à rentrer en France en 1784, il reçoit Bonaparte, lieutenant-colonel en second de la garde nationale d’Ajaccio, et assiste aux événements révolutionnaires en Provence. C’est en 1795 qu’il s’installe à Montlhéry, alors qu’il est nommé à l’Institut National.


Jean-Baptiste Corot (1796-1875)

corot.jpgCet illustre peintre passa quelques temps dans notre ville, suffisamment en tout cas pour y peindre, comme tant d’autres, la Tour de Montlhéry entre 1860 et 1870. Ce tableau avait été réalisé à l’attention de Madame Castaignet, dont on aperçoit la fille sur la toile. Si l’on en croit Etienne Moreau-Nélaton, auteur de L’œuvre de Corot, le peintre connaissait bien cette famille dans laquelle il avait été hébergé pour l’occasion.


Joseph Kessel (1898-1979)

kessel.jpgLa famille Kessel s’installe de 1903 à 1905 rue des Juifs, actuelle rue du Docteur Ogé à Montlhéry. Joseph Kessel appartient à la tradition des romanciers reporters. Auteur de 80 romans, il obtient le prix de l’Académie française à peine âgé de trente ans. C’est lui qui écrit le célèbre Chant des partisans qui servira d’hymne à la Résistance. En 1963, il fait son entrée à l’Académie française. On compte au nombre de ses plus célébres romans, l’Equipage (1923), Belle de jour (1928) adapté au cinéma par Luis Bunuel en 1966, Fortune carrée (1930), l’Armée des ombres (1943) adapté au cinéma par Jean-Pierre Melville en 1969, le Lion (1958) ; les Cavaliers (1967).


Maurice Utrillo (1883-1955)

utrillo.jpgNé le 26 décembre 1883 à Paris, Utrillo abandonne ses études en 1900 pour se consacrer à la peinture. Il est interné à plusieurs reprises, ce qui ne l’empêche pas de peindre essentiellement à Montmartre et dans la région parisienne. Il devient de plus en plus productif et, en 1925, sa notoriété dépasse les frontières, tandis que les expositions se multiplient. A partir de 1937, Pétrides devient son unique marchand et assure sa renommée. Il s’éteint à Dax, dans les Landes, le 5 novembre 1955. Lors de l’un de ses passages dans notre région, en 1927, il a l’occasion de peindre la Tour de Montlhéry qu’il dédicace « aux tuberculeux de guerre ».


Paul Fort (1872-1960)

paulfort.jpgÉlève au lycée Louis-le-Grand, Paul Fort se lie d’amitié avec Claudel, André Gide et Pierre Louys. A 17 ans, il crée, par réaction contre le théâtre naturaliste en vogue, le théâtre d’Art, d’inspiration poétique et shakespearienne. Ses créations occasionnent bon nombre de scandales et il est expulsé de l’établissement.

Il monte alors des pièces classiques, mais aussi d’avant-garde, d’auteurs symbolistes. Il lance, dans sa revue anthologique Vers et prose, des poètes alors inconnus tels qu’Apollinaire, Max Jacob, André Salmon et Pierre Louys. Ardent animateur, il installe son quartier général au cœur de Montparnasse. Il en fait un centre de création artistique jusqu’à ce que la guerre éclate.

 


Pierre Béarn (1902-2004)

bearn.jpgPersonnalité aux multiples facettes, à la fois journaliste, romancier, poète, fabuliste et humaniste, Pierre Béarn, centenaire depuis le 15 juin 2002. Dès l’âge de 9 ans, il se met à écrire en argot, sa langue “naturelle”. A 14 ans, il devient ouvrier mécanicien afin d’aider sa mère financièrement, son père étant disparu prématurément. Cette vie de travailleur ouvrier lui a inspiré un poème donr fut tiré l’un des slogans de mai 68 “métro-boulot-dodo” qui dénonçait les conditions de vie des ouvriers.

Commandant d’un chalutier d’évacuation, il connaît en 1940 le camp de concentration d’Aintree. Ses poèmes ciblent alors la mer et la guerre.



Pierre Brasseur (1905-1972)

brasseur.jpgCet acteur français mena une double carrière, au théatre et au cinéma où de 1925 à sa mort il marqua de sa présence plusieurs films (Les enfants du paradis, 1945, Porte des Lilas, 1957). Il vécut à Montlhéry durant son enfance et était pensionnaire de l’Institution Prou.


Victor Adolphe Malte-Brun (1816-1889)

malte.jpgVictor Adolphe était géographe comme son père, Conrad Malte-Brun, dont il publiera l’ouvrage La France illustrée (1879-1884). Il devient secrétaire général de la Société de Géographie à partir de 1860 et réalise de nombreux travaux sur notre région, qu’il appréciait puisqu’il avait choisi de s’installer à Marcoussis où il mourra en 1889 (Histoire de Marcoussis, de ses seigneurs et de son monastère, 1866 et Montlhéry, son château et ses seigneurs, notice historique et archéologique, 1870).


Bernard-Pierre Donnadieu (1949-2010)

Après des études de cinéma et de théâtre à Paris, cet acteur français commence timidement sa carrière au cinéma en faisant de nombreuses apparitions chez des réalisateurs de renommée. Puis il connaît la consécration avec Le Professionnel  en 1981 aux côtés de Jean-Paul Belmondo. Il incarne des rôles de méchant, de hors la loi et de subversif dans des films tels que Le retour de Martin Guerre (1981), Rue Barbare (1983), L'indic (1983), Urgences (1984), et L'homme qui voulait savoir (1989).
Ensuite, il poursuit sa carrière au théâtre et à la télévision et prête sa voix dans des dessins animées ainsi que des films. Plus récemment, il incarne le rôle de Roger Salengro dans le téléfilm  d'Yves Boisset Roger Salengro, exécution d'un ministre. Il fut pensionnaire à l'Institut Bouteilly à Montlhéry.


 
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