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Libération de Montlhéry

Montlhéry libéré !
Samedi 24 août, le Maire, les élus et l’Amicale des anciens combattants célébraient le 75ème anniversaire de la libération de Montlhéry devant la stèle du Général  Leclerc à l’endroit même où celui-ci s’était arrêté prendre une communication téléphonique avant de traverser la ville sous les applaudissements des Montlhériens le 24 août 1944.
A cette occasion, le Maire dans son discours a cité le capitaine Raymond Dronne : 
« Je me souviens tout particulièrement de la nuit du 23 au 24 août. Nous avions quitté le matin du 23 la région d’Ecouché. En un jour, en une étape, la division avait bondi de la Normandie au-delà de Chartres ; le soir, elle avançait vers les lisières de Paris en prenant ses dispositions de combat. L’orage et la pluie, une pluie diluvienne, s’abattirent sur nous dans la nuit, pendant des heures et des heures. Nous ne voyions rien, nous avions peine à distinguer les routes et les chemins. Le silence radio, qui nous était imposé pour ne pas trahir notre avance, nous empêchait de tenir nos liaisons. Impossible d’ouvrir et de lire les cartes. Nous avancions, aveugles, muets et sourds. Je me suis arrêté au milieu de la nuit, dans une chaume détrempée. Nous étions quelque part du coté de Limours, nous ne savions exactement où. 
Je n’avais jamais vu une telle pagaille. Des véhicules de toutes les unités s’étaient égarés et avaient suivi des colonnes qui n’étaient point les leurs Je passai le reste de la nuit à trier et à regrouper les miens.
À l’aube du 24, la compagnie était rassemblée au complet, à la seule exception d’un char qui avait perdu une chenille. Les pleins d’essence étaient faits, les armes nettoyées et fin prêtes. Un beau soleil d’été séchait nos vêtements. Le sous-groupement Putz, dont je fais partie, démarre au petit matin. Nous traversons Arpajon et Montlhéry,  la colonne se heurte, vers huit heures, aux premières résistances allemandes. Je reçois la mission de manœuvrer par la droite de notre axe et de nettoyer le village de Ballainvilliers. Nous menons l’opération entre dix et onze heures.

Puis le Maire a évoqué  l’actualité : « L’actualité, hélas, est toute autre aujourd’hui, je ne veux pas seulement parler des sondages et de la mauvaise opinion que les français ont de leurs élus députés et sénateurs, mais aborder les agressions dont sont désormais victimes certains maires et leurs adjoints et je veux que nous ayons une pensée particulière pour le Maire de Signes tué dans l’exercice de ses fonctions. En 2018 ce sont 361 maires et maires adjoints, qui ont été victimes « d’atteintes volontaires à l’intégrité physique », 261 qui ont reçu des menaces ou ont été victimes de chantages, 145 victimes de « violences physiques non crapuleuses » et 178 d’outrages.
Le Capitaine Dronne n’aurait jamais pu l’imaginer.

La cérémonie s’est clôturée par le verre de l’amitié.

 
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