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Paul Fort
 

Paul Fort (1872-1960)

paulfort.jpgÉlève au lycée Louis-le-Grand, Paul Fort se lie d’amitié avec Claudel, André Gide et Pierre Louys. A 17 ans, il crée, par réaction contre le théâtre naturaliste en vogue, le théâtre d’Art, d’inspiration poétique et shakespearienne. Ses créations occasionnent bon nombre de scandales et il est expulsé de l’établissement.

Il monte alors des pièces classiques, mais aussi d’avant-garde, d’auteurs symbolistes. Il lance, dans sa revue anthologique Vers et prose, des poètes alors inconnus tels qu’Apollinaire, Max Jacob, André Salmon et Pierre Louys. Ardent animateur, il installe son quartier général au cœur de Montparnasse. Il en fait un centre de création artistique jusqu’à ce que la guerre éclate.

 

En 1912, Paul Fort est élu Prince des Poètes à la Closerie des Lilas parmi ses pairs. C’est à cette époque qu’il commence à donner des conférences à travers le monde : Genève, Varsovie, Moscou, Berlin....

Il rédige ses Ballades Françaises entre 1897 et 1959, ; parmi elles : Si tous les gars du monde voulaient se donner la main. On lui doit également le Petit Cheval Blanc qui fut interprété par son ami Georges Brassens.

C’est en venant assouvir sa passion pour Louis XI que le Champenois Paul Fort tombe sous le charme de Montlhéry. Il y achète un terrain et fait construire une maison nommée “Argenlieu” en l’honneur d’un aide de camp de Louis XI.

Le 14 janvier 1925, Paul Fort est nommé Officier de la Légion d’Honneur. En 1952, il reçoit le Grand Prix de l’Académie Française, est nommé Commandeur de la Légion d’Honneur en 1953 et reçoit le Grand Prix Littéraire de la ville de Paris l’année suivante.

Au lendemain de la guerre, il semble au poète qu’un devoir incombe à la littérature et au théâtre, celui de retremper le peuple dans ses origines, son histoire. Paul Fort décide alors de monter des Chroniques de France. Directeur de théâtre à l’âge de 17 ans, il devient auteur dramatique ou chroniqueur français à 48 ans.

A partir de 1958, il s’installe définitivement dans son domaine d’Argenlieu à Montlhéry où il trouve la mort le 20 avril 1960. Le poète est mis en terre le 25 avril suivant dans sa propriété grâce à l’intervention du sous-préfet Louis Amade et du chanteur-compositeur, Gilbert Bécaud.

"Au pays de Montlhéry, Ville-Reine de l’Île-de-France

Où trouver à la fois le plus de bonne humeur,
de goût du fin manger, d’accueils faits de grand cœur,
d’histoire plus illustre et de plus belle France,
qu’en ce pays où, svelte et royal d’élégance,
Montlhéry tient le sceptre effilé de sa Tour
dont l’ombre bleue se mêle aux primeurs à l’entour ?

Où rencontrer, en quels de tous nos champs gaulois,
dans un plus riche ensemble asperges, petits pois,
fraises, tomates - aussi meilleurs gîtes et soupe,
qu’au toujours jeune et gai pays de File Etoupe ?
Mais où trouver d’esprit plus subtil - Montlhéry -
qu’en la ville où Louis XI attabla son esprit ?

Pourtant (loin que je me dédise et qui qu’en grogne)
autant que mets ici l’air pur fait la besogne
de vous mettre en santé folle, extraordinaire,
puisqu’à le respirer on devient centenaire
et qu’il donne aux bourgeois et paysans, ma foi !
Plus d’esprit que Voltaire en leur plus petit doigt."

Paul Fort

 
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